29/06/2004

Justine pressée comme un citron...

Sur le site officiel de la joueuse, son coach, Carlos Rodriguez, explique comment la WTA traite celles qui devraient être ses protégées...
 
Cliquez ici pour voir l'article
http://www.henin-hardenne.be/bin/shownews.asp?lang=fr&...

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09/06/2004

La poisse poursuit les Belges!

Feu rouge pour Henin (09/06/2004)

Un jour après Kim, c'est Justine qui déclare forfait pour Wimbledon

WÉPION La nouvelle est tombée sous la forme d'un communiqué aussi inattendu que laconique. Un jour à peine après Kim Clijsters, Justine Henin a également déclaré forfait pour Wimbledon. Apparemment insuffisamment remise de l'infection virale de type cytomégalovirus qu'elle contracta il y a plus de deux mois aux Etats-Unis, la première joueuse mondiale ne se mettra pas non plus au vert cette année.

«Je suis malheureusement dans l'obligation de déclarer forfait pour les tournois de Rosmalen et Wimbledon, a-t-elle annoncé dans un communiqué adressé à l'agence Belga mardi en fin d'après-midi. A la suite du virus qui m'a affecté depuis le mois d'avril, je dois encore observer quelques semaines sans compétition. A l'heure actuelle, je suis capable de m'entraîner à une moindre intensité. Si tout évolue favorablement, je pourrai peut-être revenir à la compétition à la mi-juillet.»

Le traumatisme de Roland-Garros...

La guigne continue donc de poursuivre également l'Ardennaise, qui avait initialement prévu d'effectuer son retour à la compétition lundi prochain, dans le cadre du tournoi sur gazon de Rosmalen, répétition générale avant Wimbledon. Ne figurant pas en pleine possession de ses moyens physiques, elle a préféré renoncer, sans doute également refroidie par le traumatisme récent vécu à Roland-Garros, où, à court de préparation, elle fut éliminée dès le deuxième tour par l'Italienne Tathiana Garbin.

Quittant Paris en larmes après avoir qualifié son élimination de défaite la plus pénible de sa carrière, elle s'est, quelque part, jurée qu'on ne l'y reprendrait pas une deuxième fois. Wimbledon a beau être la seule levée du Grand Chelem qui manque à son palmarès, Juju ne s'estime pas prête, ni physiquement, ni mentalement, pour disputer un tournoi d'une telle importance et n'a pas envie de prendre le risque de vivre une nouvelle désillusion.

«Elle ne se sent pas capable d'assumer un tournoi comme Wimbledon, confia, pour sa part, son coach, Carlos Rodriguez. Nous ne la poussons pas. Les séquelles du virus sont encore présentes. Les médecins affirment que tout évolue normalement, mais il s'agit d'une évolution lente. Il ne faut pas brûler les étapes. Ses entraînements ne dépassent pas une heure à une heure et quart et elle se rend compte elle-même qu'elle n'est pas encore à même de jouer au plus haut niveau. Roland-Garros, de ce point de vue-là, lui a servi de leçon.»

Objectif Athènes

Justine Henin ne traversa donc pas la Manche, mais restera en Belgique jusqu'à la fin du mois de juillet pour préparera, à son rythme, sa prochaine échéance, à savoir les Jeux Olympiques d'Athènes. Outre les levées du Grand Chelem, il s'agit de son grand objectif de l'année. C'est un secret de polichinelle que la première joueuse mondiale rêve d'y décrocher une médaille d'or. Les prochaines semaines diront si s'agit d'une ambition réaliste ou au contraire utopique...

Elle restera numéro un

WÉPION C'est la seule note positive. En dépit de son forfait pour Wimbledon, dont elle fut demi-finaliste l'an dernier, Justine Henin est assurée de conserver sa place de première joueuse mondiale. Possédant à l'heure actuelle 1.975 points d'avance sur sa nouvelle concurrente directe, Anastasia Myskina, troisième suite à son triomphe à Roland-Garros, l'Ardennaise sera toujours sur le trône le lundi 5 juillet prochain avec le total de 5.307 unités. Le règne de la Belgique sur le tennis féminin mondial, entamé l'été dernier par l'accession de Kim Clijsters au faîte de la hiérarchie, est certes en train de vaciller. Si la Limbourgeoise, qui ne rejouera pas avant un minimum de trois mois et manquera donc aussi l'US Open, pourrait déjà perdre sa deuxième place après Wimbledon, l'Ardennaise devra, pour sa part, mettre les bouchées doubles pour sauver sa couronne. Lauréate à San Diego, à Toronto et, surtout, à l'US Open, elle aura quelque 2.000 points à défendre ces deux prochains mois. L'été, malgré tout, s'annonce passionnant...

S. F.

© Les Sports 2004



Serge Fayat et Miguel Tasso

© Les Sports 2004

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04/06/2004

Des nouvelles de Ju. Elle sera à Rosmalen...


Malgré la désillusion de Roland Garros, Justine est toujours pour moi la meilleure alors voici quelques nouvelles venant de son site officiel, www.henin-hardenne.be
 
Justine rebondit toujours
Le tennis est un sport exigeant. A force de travail et d'efforts, Justine a déjà atteint les sommets, elle a réalisé ses rêves et désire en réaliser d'autres. Gagner, c'est ce qu'elle préfère, comme toute autre joueuse de tennis. Et quand c'est la défaite qui est au rendez-vous, la déception se fait toujours sentir. Mais il y a des défaites qui font mal...

Justine a connu des victoires formidables dans sa toute jeune carrière. Roland Garros 2003 reste à ce jour son plus beau titre, confiait-elle encore il y a quelques semaines dans la rubrique
Questions-Réponses.

Logique donc que la déception ait été au rendez-vous ce mercredi à la Porte d'Auteuil lorsqu'elle a dû plier bagages. Elle y était venue pour s'amuser, pour prendre du plaisir sur le court. Le plaisir fut de courte durée. Il se transformera petit à petit en un cauchemar. Incapable d'élever le niveau de son jeu, tendue, en cruel manque de confiance, c'est ainsi qu'elle a perdu.

Une défaite, même si elle représente toujours une déception, n'est pas si difficile à digérer, c'est le tennis, un gagnant, un perdant. Mais lorsque la tête basse Justine quitte le court en sachant pertinement qu'elle n'a pas bien joué, la défaite fait mal, très mal...


Ces défaites qui font mal, Justine en a vécu d'autres. Ces défaites qui font mal l'ont toujours fait rebondir...

Roland Garros 2001, demi-finale face à Kim Clijsters: Justine mène 6-2 4-1, la tension est forte, pour la première fois de sa carrière, elle est tout près de sa première accession en finale d'un Grand Chelem... mais le match lui file hors de la raquette... Un manque d'expérience peut-être. Quoi qu'il en soit, quatre semaines plus tard, sur le central de Wimbledon, Justine bat Jennifer Capriati en demi-finale (une des grandes favorites du tournoi) et atteint ainsi sa première finale en Grand Chelem, elle s'inclinera alors en trois sets face à Venus Williams.

Roland Garros 2002, premier tour: Justine est citée parmi les favorites, victime d'une vilaine bronchite, elle perd dès le premier tour. A Wimbledon, elle parvient néanmoins en demi-finale, en battant pour la première fois de sa carrière Monica Seles. En demi, elle s'incline face à Venus.

Anvers 2003, demi-finale: chez elles, Justine et Kim s'affrontent. Sous pression, l'actuelle numéro 1 mondiale est loin de développer son meilleur tennis. Elle s'incline en deux sets 2-6 6-7. Elle avoue que cette défaite lui a fait très mal.
Elle se rend alors à Dubaï, est à deux doigts de perdre son premier match face à Anca Barna, mais s’en sort bien. En demi-finale, elle livre face à Jennifier Capriati un match fabuleux et s'impose en trois sets. Le lendemain, elle sauve une balle de match face à Seles avant de remporter le titre, son premier en 2003, mais certainement pas le dernier. Tout le monde connaît le parcours exceptionnel qui l'attend. Victoire à Charleston face à Serena, victoire à Berlin face à Kim, victoire à Roland Garros.

A Wimbledon, elle atteint une nouvelle fois la demi-finale. Comme à Roland Garros, c'est Serena qu'elle affronte. Justine donnera l'impression de ne pas avoir ses chances face à l'Américaine sur le gazon londonnien. Elle s'incline en deux sets 3-6 2-6. Blessée en début de tournoi, on peut considérer cela comme un excellent résultat. "Perdre, elle pouvait" dira Carlos, "mais de cette manière, non" . Dans son journal, Justine avouera la même chose, tout en restant positive: "Mon seul petit regret est de n'avoir pas pu m'exprimer à cent pour cent contre Serena Williams."

Le reste de la saison 2003 fut à nouveau formidable. Elle prit le dessus sur Kim à San Diego, première victoire sur surface dure face à sa compatriote, avant de livrer un US OPEN 2003 qui restera dans les mémoires : un match exceptionnel face à Capriati en demi-finale, puis une deuxième victoire en Grand Chelem à nouveau face à Kim.

Ces défaites qui font mal sont des expériences qui aideront Justine à surmonter de nombreuses autres situations difficiles. Le tennis, c’est sa passion, à 200%, nul doute qu’elle parviendra tout prochainement à atteindre d’autres sommets, à vibrer et à faire vibrer ses plus fidèles supporters.

Votre soutien est fabuleux, vos messages dans le livre d’or sont touchants et encourageants, terminons donc par une des phrases laissées par l’un d’entre vous dans ce recueil de pensées positives.

Abattue quelques fois, battue parfois, battante toujours! Courage, les victoires sont toujours au bout de ta raquette!
 
Place au gazon...
Eliminée prématurément de son tournoi préféré, Justine va désormais tout faire pour augmenter ses chances de réaliser un bon parcours à Wimbledon.

La saison sur herbe lui a souvent réussi. Et voyons le positif, ce petit accroc de parcours à Roland Garros va lui permettre de cotoyer le gazon pendant une plus longue période que les autres années. Elle dispose en effet de deux semaines complètes pour développer les automatismes propres à cette surface. Après quoi, elle se rendra à Rosmalen en guise de préparation. Un tournoi Tier III qui lui permettra de se remettre dans le rythme de la compétition et qui devrait pouvoir lui rendre la confiance nécessaire, quelques jours avant le début de Wimbledon.

11:36 Écrit par Nathalie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/05/2004

Justine entre en lice.

Ne ratez pas son 1e tour demain sur la Deux à 11heures.

21:38 Écrit par Nathalie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les dernières nouvelles de Roland Garros...

«Henin est capable de gagner» (22/05/2004)
Il la considère comme la meilleure joueuse sur le plan du tennis pur

BRUXELLES En matière de tennis féminin, cela dit, la Belgique est pourrie gâtée...

«C'est un vrai miracle! Dans les 100 ans à venir, elle ne connaîtra plus cela. J'ai beaucoup de respect pour ce que Justine et Kim ont réalisé. Justine est non seulement la meilleure joueuse intrinsèque, mais elle dégage également une énorme motivation. Kim, elle, adopte plus de recul par rapport à ce qu'elle fait. Il n'y a pas que le tennis dans sa vie. Au niveau du caractère, je me retrouve plus en elle.»

Vos relations avec Justine Henin ne sont pas au beau fixe. Vous regrettez les propos que vous avez tenus l'an dernier sur sa métamorphose physique?

«J'avoue que je n'ai plus trop envie d'en parler. C'est de ma faute. J'aurais dû tourner sept fois ma langue dans ma bouche avant de parler. Il s'agit d'une histoire malheureuse. Je me suis excusé. L'incident est clos. Pour moi, du moins...»

Elle semble particulièrement mécontente que vous ayez retravaillé récemment en néerlandais sa biographie. Vous la comprenez?

«J'ai appris qu'elle avait été en contact avec mon éditeur par le biais de son avocat. Cela ne m'a pas surpris. De toute manière, elle a le droit de dire ce qu'elle veut. Cela ne me fait ni chaud ni froid.»

Elle apparaît comme recroquevillée sur elle-même. Etiez-vous aussi ainsi durant votre carrière?

«De caractère, j'étais quelqu'un d'assez réservé, mais je ne faisais pas le vide autour de moi. Je n'aurais pas pu. Pour arriver au top, cela dit, il faut peut-être agir quelque peu de la sorte. Le fait est que pour Justine, le tennis représente toute sa vie, alors que pour moi, il n'en était qu'une partie...»

La voyez-vous gagner Roland-Garros après un mois et demi sans avoir disputé le moindre tournoi?

«Oui, Justine peut très bien s'imposer. Elle est devenue tellement forte mentalement qu'elle en est tout à fait capable. Elle sera sans aucun doute nerveuse, mais elle a gagné en maturité et sait très bien que, même en ne pratiquant pas son meilleur tennis, elle peut passer sans encombres la première semaine. Elle ne doit pas craindre grand-chose des joueuses classées aux alentours de la 30e place ou au-delà. Bref, elle aura l'occasion de s'échauffer, comme les soeurs Williams ont l'habitude de le considérer.»

Kim Clijsters, elle, ne jouera pas. Elle en est à sa troisième blessure plus ou moins sérieuse en moins de deux ans. Faut-il craindre pour la suite de sa carrière?

«Le fait est que Kim est une joueuse terriblement explosive. Elle en devient dès lors plus facilement exposée à des blessures. Et puis, elle veut souvent jouer à tout prix, en n'étant peut-être pas toujours bien préparée. Sans oublier que le corps de l'un n'est pas celui de l'autre. Elle va devoir se reposer et reprendre en douceur.»

Les soeurs Williams ont également été longtemps blessées. Les voyez-vous redevenir une menace?

«Leur retour est bénéfique pour le tennis féminin, mais j'avoue que je n'en suis pas totalement convaincu. Elles donnent toujours l'impression qu'elles possèdent d'autres centres d'intérêt que le tennis.»

Bref, elles sont un petit peu comme vous?

«Oui, si l'on veut. Si ce n'est qu'elles sont beaucoup plus fortes (sourire).»



Justine peut regarder loin (22/05/2004)
Tirage au sort favorable pour la première tête de série

PARIS Le tirage au sort de ce Roland-Garros, cru 2004, a été assez favorable à Justine Henin- Hardenne. Pour son entrée en lice (probablement lundi dès 11h), la tenante du titre sera, en effet, opposée à la Française Sandrine Testud. Jeune maman d'une petite Isabella, la Lyonnaise avait envisagé de ranger définitivement ses raquettes pour se consacrer à ses nouvelles responsabilités familiales. Mais, à 32 ans, elle a succombé à la tentation d'un come back et a accepté la généreuse wild card des organisateurs du tournoi parisien. Pointée désormais à la 312e place de la hiérarchie mondiale alors qu'elle était encore, en 2000, membre du Top 10, on la voit mal inquiéter la première joueuse mondiale. Cette saison, Testud a été battue au premier tour des tournois de Berlin (par la Colombienne Zuluaga), de Rome (par l'Espagnole Maria Sanchez-Lorenzo) et de Strasbourg (par sa compatriote Emilie Loit).

La moitié de tableau de Justine semble, au demeurant, bien dégagée. En cas de succès contre Testud, la Namuroise devrait affronter l'Italienne Garbin (WTA 86) ou l'Espagnole Martinez Granados (WTA 120). La Française Emilie Loit (WTA 32), l'Argentine Paola Suarez (WTA 15) et la Russe Nadia Petrova (WTA 8) pourraient ensuite croiser sa route avant une possible demi-finale face à Amélie Mauremo qui ferait chavirer le Tout-Paris. Justine évite, en tout cas, les soeurs Williams, Jennifer Capriati et Svetlana Kuznetsova, toutes regroupées dans le bas du tableau. Et elle bénéficie, a priori, d'une première semaine de rodage idéale pour monter en puissance. Sous réserve, bien sûr, d'un état de forme qui, à ce jour, reste mystérieux.

Ajoutons qu'Els Callens, pour son huitième Roland-Garros, affrontera la Tchèque Barbora Strycova (WTA 76) au premier tour avec le secret espoir de défier Anastasia Myskina au deuxième.

Dur, dur pour les garçons!

Côté masculin, les joueurs belges n'ont pas été spécialement gâtés. Olivier Rochus (ATP 73) a ainsi hérité de l'Espagnol David Ferrer (ATP 51) comme premier adversaire. «Ce sera difficile car il s'agit d'un des joueurs en forme du moment et d'un vrai spécialiste de la terre battue», explique Julien Hoferlin, coach de l'Auvelaisien.

Vainqueur de Nalbandian, Hrbaty et Costa lors du récent tournoi de Hambourg, Ferrer n'a pas l'habitude de lâcher le moindre point. «Ceci dit, Oli est, lui aussi, en grande forme. Il vient encore de le prouver à Sankt Polten. Le coup est jouable...»

La tâche de Xavier Malisse (ATP 65) ne s'annonce guère plus facile. Le Courtraisien sera, en effet, opposé à Rainer Schuettler, 7e tête de série du tournoi. Finaliste du tournoi de Monte-Carlo (où il s'était notamment offert les scalps de Hewitt, Henman et Moya), l'Allemand a certes ensuite été éliminé au premier tour des tournois de Rome (par Spadea) et de Hambourg (par Burgsmuller), mais il reste un champion solide, complet et expérimenté sur terre battue. Et il faudra à Malisse, finaliste à Sankt-Pölten, sortir le grand jeu pour se tirer d'affaire.

Pour son premier Roland-Garros, Gilles Elseneer (ATP 101) ne partira pas battu d'avance face à l'Espagnol Ruben Ramirez-Hidalgo (ATP 80) aux faits d'armes très modestes depuis le début de la saison. S'il passait l'écueil, le Bruxellois serait probablement opposé à Gustavo Kuerten au deuxième tour. Une belle motivation!

A l'autopsie, c'est peut-être Christophe Rochus (ATP 133) qui a fait la meilleure affaire. Entré in extremis dans le tableau final, le Namurois sera opposé à un adversaire sorti des qualifications. En excellente forme actuellement (ses résultats à Casablanca en témoignent), Christophe peut donc raisonnablement espérer passer ce cap initial et retrouver au deuxième tour le vainqueur du match entre Costa et Saretta.
www.dhnet.be

Interview du Soir
 
L'actuelle no 1 mondiale n'a rien oublié de son triomphe de 2003. Manquant aujourd'hui de compétition, elle n'estime pas être la grande favorite.

ENTRETIEN

PAOLO LEONARDI

Première tête de série du tournoi, Justine Henin défendra dès ce lundi son titre conquis il y a un an à Roland Garros. C'est la première fois qu'elle remettra ainsi en jeu l'un des trois titres du Grand Chelem qui ornent son palmarès. Mise au repos forcé pendant six semaines en raison du cytomégalovirus, la Namuroise naviguera en eau trouble. Rencontre.

Justine Henin, le virus dont vous avez souffert n'a-t-il finalement pas été une bonne chose ?

Si, parce que j'avais besoin de souffler. C'était un signal. Je n'avais pas passé beaucoup de temps à la maison depuis janvier. Tout s'est enchaîné très vite en un an. Passer six semaines chez moi fut un réel bonheur.

Comment avez-vous tué le temps ?

Je me suis posé des tas de questions. J'ai réfléchi à tout ce qui s'est passé. J'ai repris une vie un peu plus normale. C'est assez rare. J'ai eu la sensation d'être simplement humaine. Avant cette interruption forcée, je m'étais parfois sentie dans la peau d'une machine. Pas une machine destructrice, mais une machine focalisée sur le tennis qui ne voyait plus ce qui existait à côté.

Cela vous a-t-il fait plaisir ?

Enormément parce que je vis quand même dans un monde pas toujours réel. Ce fut une façon pour moi de garder la tête froide et de remettre chaque chose à sa vraie place. Je n'ai jamais perdu la tête, mais on vit dans un tourbillon qui nous empêche de voir les choses essentielles.

On dit souvent que, chez les sportives de haut niveau, rien n'arrive jamais par hasard...

Je ne crois pas au hasard. L'erreur que j'ai commise est d'avoir repris la compétition beaucoup trop vite après une sévère bronchite. Là, je me suis laissé submerger par la pression du monde dans lequel j'évolue. Je n'ai pas su dire non ou stop.

Vous évoquiez les questions que vous vous êtes posées. Lesquelles ?

J'ai réfléchi à tout ce qui s'est passé en un an et au fait qu'être no 1 n'apporte pas forcément le bonheur qu'on attend de la vie. Cela reste purement professionnel. Ce que je fais est fantastique mais sera derrière moi dans quelques années. Et, après tout ça, il y aura une autre vie tellement plus vraie. J'ai une vie à côté du tennis qui est primordiale. J'ai eu l'occasion de me ressourcer !

Sont-ce vos trois victoires en Grand Chelem ou votre place de no 1 mondiale qui changent le plus la donne ?

La place de no 1 parce qu'au-dessus de vous il n'y a plus personne. Où que vous alliez et qui que vous affrontiez, dans l'esprit des gens, vous devez toujours gagner !

Le matin, dans le miroir, vous arrive-t-il de voir une Justine que vous n'aimez pas ?

Jamais. Je suis en parfait accord avec moi-même. Je suis habitée d'une grande sensibilité et d'une grande générosité. Moi, j'aime passer ma vie à aimer les autres. Quand je me regarde dans la glace, je vois une fille très forte sur un court, la vraie sportive dans l'âme, mais je vois aussi une autre personne avec toute sa féminité et sa sensibilité qui est capable de s'attacher aux gens.

Qu'est-ce qui est le plus important à vos yeux ?

Mon équilibre dans ma vie de tous les jours et le fait de rester moi-même. C'est primordial pour la suite, non pas de ma carrière, mais de ma vie.

Où se trouve votre plus grand bonheur en tant que tenniswoman ?

Dans les jours de finale. Sentir l'adrénaline qui monte est enivrant. C'est peut-être pour cela que j'ai perdu très peu de finales dans ma carrière. C'est comme si j'étais née pour ces jours-là. C'est un sentiment grandiose.

Quelles furent vos activités pendant votre absence ?

J'ai tout d'abord inversé les rôles. C'est moi qui suis allée voir Pierre-Yves (NDLR : Hardenne : son mari) jouer en interclubs. Il ne joue pas terrible, il faut bien l'avouer (rires), mais je me suis mise simplement dans la peau d'une femme qui va voir jouer son mari. Dans les tribunes, je me sentais bien, même si j'ai vu beaucoup de gens qui se demandaient ce que je faisais là ! Je suis aussi allée voir Manuel (le premier fils de Carlos Rodriguez, son entraîneur) disputer son premier tournoi de football. Nous sommes enfin allés pas mal de fois au restaurant. J'ai vécu normalement.

Dans quel état d'esprit allez-vous aborder Roland Garros ?

Mentalement, ce sera dur parce que je manque de matchs sur terre battue. Reprendre la compétition à l'occasion d'un tournoi du Grand Chelem, Roland Garros par-dessus le marché, n'est pas simple. Cela peut accroître la pression. Je ne serai pas la grande favorite. Il faut rester réaliste.

Avez-vous peur ?

Il ne s'agit pas de peur. Je me pose plutôt des questions. Suis-je prête ? Le manque de matchs sur une surface comme la terre battue sera-t-il crucial ?

L'année dernière à Roland Garros, vous aviez rendez-vous d'une certaine manière avec votre maman. Comment cela se passera-t-il cette année ?

J'ai toujours eu pour rêve de gagner à la porte d'Auteuil pour elle. Maintenant qu'il s'est réalisé, il peut encore se réaliser une dizaine de fois, je n'ai aucun problème avec ça ! (Rires.) Ma maman est présente en moi dans chacun de mes tournois.

Roland Garros démarre lundi. Il y a un an...

... que j'ai remporté mon premier tournoi du Grand Chelem. Le temps a filé ! Mais je ne vis plus dans le passé. Aujourd'hui, c'est d'abord maintenant qui compte, et ensuite le futur. Je me remets constamment en question. C'est l'une de mes forces. Rien n'est jamais acquis.

Quel est le moment qui vous revient à l'esprit lorsqu'on évoque Roland Garros 2003 ?

Il y en a deux. Il y a tout d'abord ce millième de seconde où je gagne le tournoi. Je revois encore cette balle qui vient heurter la bande du filet et je ne sais pas de quel côté elle va retomber. Aujourd'hui encore, j'ai du mal à expliquer ce que j'ai ressenti à cet instant, mais je sais que c'était trop court ! J'ai le souvenir de n'avoir pas suffisamment profité de ma victoire à Paris. C'est pourquoi j'aimerais tant regagner à nouveau ! C'est pourquoi aussi on m'a vue plus heureuse après mes succès à Flushing Meadows et à Melbourne.

Et le deuxième ?

Les soirées au resto avec les gens que j'aime : Carlos, sa femme et ses enfants, Pierre-Yves, ma filleule, ma famille. C'est le tournoi où j'ai été le plus entourée. Pendant toute la quinzaine, je n'ai jamais paniqué. J'ai toujours été bien avec moi-même et cela n'a rien eu à voir avec mes résultats. Je me suis sentie sereine d'un bout à l'autre.

Kim Clijsters n'en sera pas. Vous manquera-t-elle ?

C'est comme ça. C'est triste pour Kim, mais la vie suit son cours. Le tournoi sera différent, mais je reste d'abord concentrée sur moi-même.

Votre demi-finale contre Serena Williams a été ressentie par cette dernière comme une profonde blessure. Et pour vous ?

Ce fut l'un de mes moments les plus forts de ma saison, une finale avant la lettre, un match exceptionnel. Je revois souvent les images de mes rencontres parce que j'apprends beaucoup. Et je revois souvent celle contre Serena.

Lorsque Clijsters a annoncé son forfait, on a beaucoup entendu ou lu : « Pas de finale belge à Roland Garros cette année ». Votre accession à la finale est-elle si automatique ?

Vous savez, j'ai aussi beaucoup entendu ou lu que les gens en avaient marre de nos finales ! Plus que les gens, je crois qu'il s'agit de certains journalistes qui écrivent des choses ridicules et stupides. Ouvrons un peu les yeux ! Les gens n'en ont pas marre de nos finales, au contraire, ils n'attendent que ça ! On fait partie d'un pays de dix millions d'habitants. Ils sont heureux de voir deux Belges en finale.

Comment les Français vous voient-ils, croyez-vous ?

Cela dépend. Quand Amélie (Mauresmo) n'est plus dans le tournoi, je fais alors partie des leurs. (Rires.) J'ai toujours été assez populaire en France et un peu plus depuis Roland Garros 2003.

Grâce à votre victoire ou à ce fameux discours poignant qui a fait pleurer beaucoup de monde ?

(Elle hésite.) Parce que je suis une francophone et il n'y en a pas des dizaines qui ont gagné Roland Garros. A travers ce discours, j'ai touché beaucoup de gens, mais ce n'était pas voulu. Il n'était pas préparé. Les mots me sont venus naturellement.

Si vous gagnez à nouveau Roland Garros, voudriez-vous revivre la réception sur la Grand-Place de Bruxelles ?

Non, parce que c'est le genre d'événements qu'on ne vit qu'une fois. Ce serait du réchauffé.

Que souhaiteriez-vous alors ?

Un autre retour que celui qui me fut réservé après l'US Open (où elle fut accusée à mots à peine voilés de dopage par voie de presse, notamment par le père de Kim Clijsters). Je ne fais pas quelque chose pour la reconnaissance. Je le fais d'abord pour moi.

Un nouveau Henin – Serena Williams à Paris serait un grand moment de tennis, non ?

Ce serait grandiose ! Un match contre Amélie (Mauresmo) vaudrait aussi le déplacement si ce n'est que, dans ce cas, j'aurais le public contre moi ! Mais il est trop tôt pour tirer de tels plans sur la comète.

Justine Henin sera-t-elle vulnérable au premier tour ?

Mes premiers tours seront les plus durs. Mais c'est toujours le cas, partout où je vais, et cela ne le sera pas plus cette année. Si j'ai la chance d'arriver en deuxième semaine, j'aurai davantage de fraîcheur que les autres filles. Et j'aurai alors beaucoup gagné en confiance.•



Le Sport en ligne

21:34 Écrit par Nathalie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/05/2004

Justine à Paris!

Pour Henin, Paris sera un vrai pari! (19/05/2004)
La Namuroise a officialisé sa participation au tournoi de Roland-Garros

HUIZINGEN On s'en doutait. C'est désormais officiel: Justine Henin défendra bel et bien son titre sur la terre battue de Roland-Garros. «L'évolution est positive. Je ne suis pas encore à cent pour cent. Mais les tests que j'ai effectués ces derniers jours sont concluants. Disons que je suis à 80% de ma meilleure forme», nous expliquait, hier, la première joueuse mondiale.

Condamnée au repos forcé durant quelques semaines en raison d'une infection virale de type cytomégalovirus, la Namuroise se réjouit de retrouver la compétition. «Je vais aborder ce Roland-Garros avec un état d'esprit différent. Je veux prendre du plaisir, sans me mettre de pression inutile. Après une longue période d'absence, on manque inévitablement de repères», dit-elle.

Première tête de série de l'épreu- ve, Justine sait qu'elle fait inévitablement partie des favorites. «Mais je suis déjà contente de participer. Mon premier objectif sera de passer le premier tour. Après, on verra au fil de la compétition...»

Le message subliminal est clair: Justine espère gagner - c'est dans son tempérament - mais une défaite prématurée ne serait pas, dans ce cas-ci, une catastrophe. «Lors de la dernière analyse de sang, les traces du virus n'ont pas complètement disparu. Mais c'est normal. Je me sens complètement guérie. Et, physiquement, je suis bien. Mon préparateur Pat Etcheberry m'a poussé dans mes derniers retranchements ces derniers jours. Il a chaque jour augmenté la cadence. Et mes sensations sont positives...»

De son propre aveu, Henin n'a pris une décision définitive sur sa participation au tournoi parisien que lundi. «Je me sens désormais libérée. Je n'aimais pas cette incertitude. A présent, il me reste quelques jours pour peaufiner ma préparation. Après, on verra. Roland-Garros est le tournoi que je préfère. Et la terre battue est ma surface favorite. Je ne vais pas me plaindre...»

C'est, bien sûr, de compétition dont manque le plus la Namuroise. «Il faut que je remette la machine en route. Ces derniers jours, j'ai effectué des exercices très pointus au niveau de l'endurance, des courses, du souffle. J'ai beaucoup travaillé mes déplacements. Mais rien ne vaut évidemment une situation de match...»

Justine se refuse, plus que jamais, à tirer des plans sur la comète. «Le tournoi s'annonce très ouvert. Il est clair que mes adversaires auront davantage de matches dans les jambes. Il y a des joueuses qui sont en grande forme, c'est sûr. Mais de mon côté, je serai un peu plus fraîche. Je le répète, je veux d'abord me concentrer sur mon premier match...»

Le forfait de Kim Clijsters ne lui inspire pas de grands commentaires. «C'est dommage pour elle et pour le tournoi. Mais pour moi, cela ne change pas grand-chose. Ce n'est ni de l'arrogance ni de la prétention: mais je me concentre d'abord sur mon jeu...»

Souriante, d'apparence détendue, Justine a le moral. Elle a surtout hâte de retrouver le chemin des courts. «J'ai pris beaucoup de plaisir à passer du temps, en Belgique, auprès de mes proches et de mes amis. C'était un break inattendu. J'ai pu me ressourcer, retrouver mes racines, relativiser l'importance des choses. A présent, j'ai envie de jouer. Car le virus du tennis est, lui, toujours bien présent...

«Son premier tour sera capital»

Carlos Rodriguez estime que le calendrier WTA est mal élaboré

HUIZINGEN Il sera passé par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. L'inquiétude, puis l'attente et, enfin, le soulagement. Carlos Rodriguez, aujourd'hui, est un homme heureux. Justine Henin, sa protégée, est guérie et pourra défendre ses chances à Roland-Garros. «A la limite, c'est dans ces moments-là que l'importance d'un coach se remarque, sourit-il. Lorsque la joueuse gagne, la contribution est minime. Si j'en ai profité pour me ressourcer en famille, je me suis aussi attelé à peaufiner son jeu. Ayant perdu du punch, Justine a été forcée d'utiliser plus souvent son slice. Et puis, nous avons cherché à améliorer son rendement en premiè- re balle de service.»

Le coach aurait bien entendu préféré que sa joueuse ait pu disputer quelques matches supplémentaires sur terre battue, histoire d'avoir du rythme et des repères. Il estime, cependant, qu'avec son niveau de jeu et son expérience, ce manque de compétition ne devrait pas la handicaper outre mesure. «Ce n'est pas parce qu'elle est restée inactive que Justine a subitement oublié comment jouer au tennis. J'estime d'ailleurs qu'il ne lui manque plus grand-chose. Il faut juste qu'elle retrouve cette situation de stress et de concentration que génère un match. Son premier tour, ainsi, sera capital. Ensuite, elle sera dans le tournoi et ce qu'elle a vécu ces dernières semaines sera peut-être derrière elle. Ce Roland-Garros s'assimile à un nouveau défi, mais j'aime bien ce genre de situation.»

La concurrence, évidemment, n'est, entre-temps, pas restée inactive. Carlos Rodriguez, comme Justine d'ailleurs, l'a suivie avec un certain intérêt. L'évolution d'Amélie Mauresmo ne l'a pas surpris, au contraire des prestations de Venus Williams. Jennifer Capriati aussi a épaté, ce qui lui fait dire que le tournoi n'a jamais été aussi ouvert. «Il y a quatre candidates à la victoire qui sont Justine, Amélie et les Williams. Ce qui ne veut pas dire que des rebondissements sont à exclure. Je ne considère certes pas que Justine a un titre à défendre. Sa victoire en 2003, plus personne ne la lui enlèvera...»

Pour le reste, Carlos Rodriguez a souhaité marquer son mécontentement à l'égard de la WTA, dont il estime la gestion du calendrier inhumaine. Il considère que l'argent ne peut tout gouverner. «Il faut ouvrir les yeux. Il y a tellement d'argent en jeu que les joueuses sont traitées comme des machines. Dès qu'elles ne sont plus performantes, on les jette. Si on continue, on va détruire le tennis féminin », clame-t-il, tout en reconnaissant que le choix de Justine d'avoir ajouté le tournoi de Doha à son programme n'avait pas été judicieux. «S'il y a tant de blessées, ce n'est pas une coïncidence. Enfin, si à quelque chose malheur est bon, Justine pourra aborder Roland-Garros dans un état de fraîcheur optimal.»



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18/05/2004

Elle sera à Roland Garros!

Justine Henine défendra son titre dès lundi prochain aux Internationaux de France de tennis à Roland-Garros.

Absente des courts de tennis depuis début avril suite à un état de fatigue général, la numéro un mondiale a annoncé sa décision mardi à Bree.

«Si je vais à Roland-Garros, c'est parce que j'ai la conviction de pouvoir défendre mes chances en possession de mes meilleurs moyens», a déclaré Justine Henin-Hardenne lors d'une conférence de presse.

La N.1 mondiale, qui souffrait d'un état de fatigue général et important, n'a plus joué depuis le 10 avril et la demi-finale perdue face à la Française Amélie Mauresmo 6-7 (4/7), 7-5, 6-3 à Amelia Island (Etats-Unis), en ouverture de la saison sur terre battue.  Victime d'une infection virale de type cytomégalovirus (CMV), la championne belge avait respecté un mois de repos avant d'être autorisée à reprendre l'entraînement le 3 mai en Belgique avec son préparateur physique Pat Etcheberry et son entraîneur Carlos Rodriguez.

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11/05/2004

Justine se rapproche de Roland Garros...

Henin se rapproche de Roland-Garros, Clijsters s'en écarte (08/05/2004)
Le sparring-partner de Justine parie qu'elle ira à Paris. Par contre, Kim doit déclarer forfait

WAVRE Justine Henin a de fortes chances de défendre son titre à Roland-Garros. C'est Michaël Proveux, son sparring-partner attitré, qui l'estime après avoir joué avec elle ses deux derniers jours, à La Raquette de Wavre, le club dont où il est professeur. Bien placé pour juger de l'évolution qu'elle traverse depuis que les médecins lui ont autorisé la reprise de l'entraînement, il se montre optimiste concernant sa présence à Paris.

«Je dois avouer que je la trouve très sereine, raconte-t-il. Elle a retrouvé le sourire. Il faut même parfois la freiner tellement elle a faim de tennis. Les entraînements restent pour l'instant encore relativement légers mais je pense qu'elle est bien partie pour aller à Roland-Garros. En tout cas, les choses évoluent bien.»

Agé de 29 ans et classé B-15.1 après avoir été plusieurs années B-15.4, le Brabançon échange des balles avec l'Ardennaise depuis cinq ans maintenant. Il a fait sa connaissance via son coach actuel, Carlos Rodriguez, qui fut également son entraîneur à l'âge de 16 ans alors qu'il envisageait encore la possibilité d'embrasser une carrière.

«Un jour, Carlos cherchait quelqu'un pour s'entraîner avec elle, et il a pensé à moi. Le premier contact fut excellent et désormais, chaque fois qu'elle revient en Belgique, je joue avec elle.»


Sparring-partner, partenaire d'entraînement, en français dans le texte, signifie se mettre au service du sportif ou de la sportive avec laquelle on travaille. Michaël Proveux s'y plie chaque fois avec grand plaisir. «Nous avons effectué deux séances d'environ une heure et demie chacune, raconte-t-il. Nous avons fait de tout. Il y a eu des gammes sur des séquences assez courtes, du travail vers l'avant, qui est la préoccupation de Carlos depuis un an, ainsi que du service et du retour. Elle n'a rien perdu de sa qualité de frappe. Tout juste manque-t-elle encore d'un brin de régularité, mais cela reviendra vite, dès qu'elle disputera des matches.»

«Je suis impressionné par sa vitesse de jeu»

Des matches... d'entraînement, justement, le Brabançon en a disputé énormément avec l'Ardennaise. Et s'il a souvent gagné les premières années, la tendance est en train de s'inverser.

«Cela va devenir de plus en plus dur. Elle possède beaucoup plus de qualités tennistiques que moi, sourit-il. Ce qui m'impressionne le plus, outre ses progrès sur le plan physique, c'est sa vitesse de jeu. Elle a toujours eu un revers d'une grande pureté, mais elle est aujourd'hui capable de jouer aussi vite des deux côtés, alors qu'un joueur classique a généralement toujours un coup un petit peu moins performant.»

Michaël Proveux ne fut, d'ailleurs, pas le seul, ces derniers jours, à converser avec Justine Henin au sujet d'une éventuelle participation à Roland-Garros. Des membres du club, qui l'ont croisée, lui ont également posé la question. Et la réponse est positive.

«Lorsque je discute avec elle, elle est assez enthousiaste. Je crois que, dans sa tête, elle a envie d'y aller. Bien entendu, il faudra voir l'évolution de son état physique. Les nouvelles concernant Kim Clijsters étaient également positives avant le couac de Berlin. Il n'empêche, cela s'améliore de jour en jour. Si je devais parier, je mettrais 25 € qu'elle jouera à Paris!»

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10/05/2004

Les Jeux Olympiques, une priorité pour Justine.


En 776 avant Jésus Christ, les premiers jeux olympiques naissaient. Abolis en 393, ils font leur réapparition en 1896 suite aux efforts consentis notamment par le Français Pierre de Coubertin.

Athènes2004Cette année, les athlètes du monde entier se retrouveront à Athènes afin de tenter de rapporter une médaille pour leur pays.

Justine fera partie de la délégation belge!
Elle rêve bien entendu de ramener l'or en Belgique, mais c'est également pour vivre une expérience exceptionnelle qu'elle se rendra en Grèce.

En effet, tous les athlètes ayant participé aux Jeux Olympiques soulignent le caractère unique de cette compétition...

Steffi Graf par exemple considère sa médaille d'or aux Jeux Olympiques en 1988 comme le plus grand moment de sa carrière: «Gagner une médaille d’or est plus important que n’importe quel autre prix. Je suis certaine que tout athlète participant aux Jeux est d’accord. Rien ne peut être comparé aux Jeux Olympiques.»

Dans un peu plus de trois mois, la délégation belge mettra le cap sur Athènes. "Les Jeux Olympiques seront sans contexte, une priorité pour moi cette année" répond Justine à l'un de ses fans... "Ca va être, je pense, une expérience exceptionnelle..." (Plus de détails dans la section Questions/Réponses)
 
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04/05/2004

Au boulot, Justine!


PAOLO LEONARDI

Quinze jours après s'être entendu dire qu'elle souffrait du cytomégalovirus, un virus voisin de la mononucléose, Justine Henin a reçu le feu vert de son médecin traitant pour la reprise des entraînements.

L'ex-Rochefortoise a reçu samedi midi les résultats d'autres analyses qui avaient été effectuées plus tôt dans la semaine.

S'il n'a pas encore entièrement disparu, le virus qui provoque un état de fatigue poussé est en phase de guérison. C'est pourquoi il a été décidé qu'il ne servait plus à rien d'attendre plus longtemps.

Si elle avait déjà repris très modérément la raquette dès le début de la semaine dernière, et quelques exercices physiques très légers quelques jours plus tôt, Henin va donc à présent intensifier ses séances d'entraînement. Mais intensifier n'est peut-être pas le terme le plus approprié, vu que la reprise sera des plus prudentes.

La semaine de reprise n'est jamais une semaine excellente pour jauger le réel état de forme, argumente à ce sujet Carlos Rodriguez, l'entraîneur de la no 1 mondiale. On se situe généralement à cinquante pour cent maximum des possibilités. Plus que tout, nous devrons veiller à ne pas brûler les étapes. A chaque jour suffira sa peine...

Avec Roland Garros qui débute le 24 mai, Henin n'a toutefois plus trop de temps à sa disposition. On le sait, elle ne disputera aucun tournoi d'ici là, mais rien ne dit à l'heure actuelle qu'elle sera prête à temps pour le grand rendez-vous parisien. Si elle devait subir l'un ou l'autre contretemps dans les jours à venir, elle sera même contrainte d'annoncer, la mort dans l'âme, son forfait.

Pour l'aider à rattraper le temps perdu, Rodriguez a demandé à Pat Etcheberry, l'entraîneur physique de la Namuroise, de venir la rejoindre en Belgique. Car plus que ses talents purement tennistiques qui n'auront aucun mal à ressurgir même après un peu moins de trois semaines d'arrêt total, c'est bien sur le plan de la condition physique que la joueuse aura le plus de difficultés à retrouver son niveau. A un tel degré de compétition, la moindre journée de travail perdue se paye parfois au grand comptant. Pat ne voyage que très peu, mais il sait parfaitement que sa place, dans un moment aussi délicat que celui-ci, est aux côtés de Justine, expose Carlos Rodriguez.

Je lui ai demandé de venir nous rejoindre le plus vite possible, et il est en train de voir comment il pourra réaménager son agenda (NDLR : l'Américain d'origine chilienne s'occupe d'autres athlètes de haut niveau). L'idéal est qu'il soit là deux semaines avant Roland Garros. L'idéal aussi serait qu'il reste avec nous pendant tout notre séjour à la porte d'Auteuil. Mais, dans ce cas, son séjour serait d'un mois. Ce n'est pas rien...

Au chômage technique depuis plusieurs jours, Rodriguez ne s'est pas tourné les pouces pour autant. Il sait à présent qu'il est le mieux placé avec Etcheberry pour trouver la clé de la réussite future de sa joueuse.

De son côté, Justine Henin n'a d'autres choix dans les jours et les semaines à venir que celui de se lancer tête baissée dans sa préparation mais en sachant toujours rester à l'écoute de son corps pour ne pas dépenser de l'énergie inutilement.•

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Justine Henin n'a plus tellement joué, ces derniers temps, pour raisons de santé. La N°1 mondiale a repris les entraînements lundi.


Justine Henin-Hardenne a reçu le feu vert de ses médecins pour reprendre l'entraînement, a annoncé officiellement ce lundi Pierre-Yves Hardenne, le mari de la championne. Elle entame sa préparation en vue de Roland-Garros ce lundi. Mais aucune décision ne sera prise concernant sa participation avant plusieurs jours a-t-il ajouté. Il faut voir comment elle va récupérer de ses efforts. Justine Henin-Hardenne, qui s'entraînera en Belgique, tiendra une conférence de presse avec son coach Carlos Rodriguez une ou deux semaines avant Roland-Garros a encore ajouté son époux. Elle pourrait donc se tenir dès la semaine prochaine. C'est bien entendu une bonne nouvelle. Elle reprend espoir mais surtout, et c'est le plus important, elle se sent beaucoup mieux physiquement a conclu Pierre-Yves Hardenne.  Justine Henin-Hardenne avait dû arrêter la compétition depuis un mois, victime d'une infection virale. Elle est tenante du titre à Roland-Garros.

En outre, Justine Henin ne doit pas s'inquiéter du nouveau classement WTA publié ce lundi.  Aucun changement n'est intervenu dans le Top 10. La wépionaise est bien accrochée à sa première place.pour la 27e semaine (une semaine du 20 au 26 octobre 2003 puis depuis le 10 novembre 2003). Elle conserve 1073 points d'avance sur Kim Clijsters (6.380) et creuse l'écart même sur la 3e, la Française Amélie Mauresmo, qui était tenante du titre à Varsovie et qui a été battue en quart de finale par l'Italienne Schiavone. L'écart entre la Namuroise et la Française est désormais de 4186 points. Le seul changement notable concerne l'Américaine Venus Williams, vainqueur dimanche à Varsovie, qui poursuit sa remontée : elle occupe la 11e position et gagne 2 places grâce à ce 2e succès consécutif après celui décroché à Charleston.



Le Sport en ligne

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29/04/2004

Des nouvelles plutôt positives de Justine...

Justine à l'entraînement 28-04-2004

La numéro un mondiale s'est légèrement réentraînée.

Henin souffre d'une infection virale et compte sur le repos pour se remettre d'aplomb pour le grand rendez-vous des Internationaux de France. Selon son entraîneur Carlos Rodriguez, Justine a effectué une petite sortie: "Justine s'est entraînée une vingtaine de minutes, très légèrement. Elle a effectué quelques exercices musculaires et frappé quelques balles, pour le plaisir.

Rodriguez attend toujours les résultats d'une prise de sang, mais assure que sa protégée se sent mieux. L'incertitude plâne toujours quant à sa participation à Roland Garros. Une réponse est attendue au plus tôt le week-end prochain.  

www.sport.be

Justine récupère tout doucement...

28/04/2004: 

"Archives"Voilà deux semaines que Justine est au repos. La numéro un mondiale se sent un peu mieux et récupère tout doucement.
Ce mardi, elle a retappé la balle, mais "très très légèrement" précise son mari. Elle ne sait pas encore quand elle pourra reprendre les entraînements à 100%.

Pour en savoir plus sur l'état de santé de Justine, il faudra attendre la semaine prochaine. Les examens qu'elle subira alors devraient éclairer le clan Henin-Hardenne sur l'évolution du virus.
Patience...

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17/04/2004

Du repos pour Justine...

Depuis quelques jours, Justine, son entourage et tous ses supporters sont dans le flou. Mononucléose, hypoglycémie, de nombreuses hypothèses ont été émises pour expliquer l'état de santé de la Belge.

Rentrée ce jeudi au pays, Justine a subi de nombreux examens, mais il faudra encore attendre quelques jours avant de connaître avec certitude les causes de sa fatigue.
La numéro 1 mondiale a néanmoins fait part des premières conclusions ce samedi midi au travers d'un communiqué adressé à l'agence Belga:

"Suite à une reprise sans doute trop précoce après la bronchite dont j'ai souffert au mois de février, des examens ont démontré que je souffre actuellement d'un virus cousin de la mononucléose. Malgré le repos complet auquel je serai soumise dans les deux prochaines semaines, je suis pleinement rassurée sur mon état de santé. Un nouveau bilan sera effectué dans 15 jours. Je serais reconnaissante que l'on respecte ma vie privée ainsi que celle de mon entourage pendant cette période de repos".
www.henin-hardenne.be
 
Henin a besoin de repos complet (17/04/2004)

On sait déjà que la championne ne souffre pas de la mononucléose mais d'un proche virus

BRUXELLES Justine Henin-Hardenne, N.1 mondiale, atteinte par une sorte de mononucléose infectieuse, va prendre "plusieurs semaines" de repos, a annoncé le
circuit féminin de tennis WTA.

Un communiqué adressé samedi midi par la joueuse à l'agence belga, apporte les précisions suivantes à ce propos: "suite à une reprise sans doute trop précoce après la bronchite dont j'ai souffert au mois de février, des examens ont démontré que je souffre actuellement d'un virus cousin de la mononucléose. Malgré le repos complet auquel je serai soumise dans les deux prochaines semaines, je suis pleinement rassurée sur mon état de santé. Un nouveau bilan sera effectué dans 15 jours. Je serais reconnaissante que l'on respecte ma vie privée ainsi que celle de mon entourage pendant cette période de repos".

Henin-Hardenne souffrait depuis plusieurs jours d'une fatigue générale qui l'a contrainte à déclarer forfait pour le tournoi WTA de Charleston (Caroline du Sud), où elle aurait dû défendre son titre cette semaine. Egalement lauréate à Berlin en mai dernier, notre
compatriote espère sans doute surtout être en mesure de tenter le doublé aux Internationaux de France à Roland-Garros, où le tournoi du grand chelem sur terre battue débute le 24 mai.

www.dhnet.be

 


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16/04/2004

Pas de Roland Garros pour Ju et Kim?

La n°1 mondiale Justine Henin-Hardenne et sa dauphine Kim Clijsters soignent des problèmes de santé qui pourraient les priver de Fed Cup la semaine prochaine et même de Roland-Garros le mois prochain. 

Justin Henin-Hardenne est rentrée chez elle vendredi, après son retrait du tournoi de Charleston où elle défendait son titre. Des vertiges issus d'un taux de sucre faible dans le sang sont apparus, et sa fatigue a même fait craindre une possible mononucléose. «Les premiers tests peuvent laisser croire qu'elle pourrait souffrir d'une mononucléose, mais il s'agit seulement d'une possibilité», a déclaré son mari Pierre-Yves Hardenne. Si son problème sanguin était confirmé, il pourrait chambouler tout son programme de l'été. «Nous avons des craintes pour Roland-Garros», a ajouté Hardenne, à propos du deuxième tournoi du Grand Chelem de la saison, où sa femme doit défendre son titre. «Si c'est une mononucléose, on peut faire une croix dessus».

Clijsters elle est aux prises avec une blessure au poignet gauche, qui l'empêche de délivrer son puissant revers à deux mains. Ce poignet est maintenu de façon rigide depuis depuis un mois, mais la blessure n'évolue pas vite. «Ce sera dur pour elle d'être prête à 100% pour Roland-Garros», a déclaré son entraîneur Marc Dehous. Clijsters avait perdu contre Henin-Hardenne lors de la finale l'an dernier. 

Les deux Belges sont donc en plein doute, alors qu'elles avaient attaqué l'année sur les chapeaux de roue. Justine Henin-Hardenne s'était adjugé l'Open d'Australie et trois autres tournois pour conforter sa position de numéro 1 mondiale. Clijsters avait perdu en finale à Melbourne face à sa compatriote, avant de remporter deux tournois coup sur coup le mois dernier. Henin-Hardenne compte 7.367 points en tête du classement mondial, contre 6.280 à Clijsters. Amélie Mauresmo est troisième avec 3.457 points. 

Henin-Hardenne a d'ores et déjà renoncé à disputer le premier tour de la Fed Cup contre la Croatie la semaine prochaine. Sa participation à l'Open d'Allemagne le mois prochain reste incertain. «Je ne la vois pas défendre son titre à Berlin», dit Pierre-Yves Hardenne. 

Clijsters souhaite jouer contre la Croatie, chez elle à Bree. Mais elle doit se ménager pour bien guérir. «Elle doit faire très attention à ne pas remettre en cause le reste de sa saison sur terre battue», souligne Dehous, l'entraîneur de Kim.

AP


www.sportenligne.be
 
Article de www.dhnet.be
 

Justine Henin et son entourage sont dans le flou le plus complet

WEPION Justine Henin devra attendre mardi ou mercredi prochain pour savoir réellement de quoi elle souffre. Rentrée en Belgique hier matin après avoir déclaré forfait pour le tournoi de Charleston en raison d'un problème d'hypoglycémie, l'Ardennaise se rendra ce soir en consultation chez le docteur Jandrin, un endocrinologue de Verviers, afin de passer une batterie de tests qui devraient déceler la nature exacte de ses ennuis de santé.

«Nous nous trouvons à l'heure actuelle dans le flou le plus complet, confie son mari Pierre-Yves Hardenne. Le premier diagnostic laisse à penser qu'elle pourrait souffrir d'une mononucléose, mais il ne s'agit que d'une probabilité parmi d'autres. Le problème, c'est que nous ne savons rien. Et c'est ce qui nous inquiète...»

Cela fait un petit temps, en fait, que la première joueuse mondiale se plaint d'une certaine fatigue. Elle en avait laissé filtrer les premiers signes le mois dernier, dans la foulée de sa victoire à Indian Wells, expliquant qu'elle aspirait à prendre quelques jours de repos à Tampa, tant sa première partie de saison s'était révélée fort éprouvante. Le régime que lui fit subir Pat Etcheberry, son préparateur physique, dans son camp d'entraînement de Saddlebrook, ne ressembla pourtant en rien à celui d'un forçat, mais toujours est-il que la situation ne s'améliora pas.


«A Tampa, elle m'a plusieurs fois confié qu'elle se sentait fort fatiguée, poursuit-il. Et à Amelia Island, ce ne fut pas la grande forme du tout. Elle s'est carrément retrouvée sans la moindre énergie. Elle se plaignait constamment sur le terrain qu'elle n'avait pas de jambes. Elle donna bien l'impression d'avoir repris du poil de la bête contre Zvonareva et Mauresmo, mais ce ne fut qu'une illusion, au point qu'à notre arrivée à Charleston, nous lui avons fait subir une prise de sang. Elle a révélé un taux de sucre anormalement bas (NdlR: alors que le taux de glucose doit normalement s'élever entre 60 et 100, il était de 39 chez Justine). Elle n'avait jamais eu cela...»

Sans doute absente à Berlin

S'il est clair qu'un état d'hypoglycémie se trouve généralement provoqué par de la fatigue, il n'induit pas spécialement pour autant la présence d'une mononucléose. Justine Henin pourrait, par exemple, aussi souffrir d'asthénie, ce qui est tout simplement une grosse fatigue. Cette hypoglycémie, certes, comme le disait l'endocrinologue bruxellois Bernard Gillis, contacté mercredi par nos soins, peut également avoir été causée par une modification du métabolisme lié à un changement de morphologie engendré par des entraînements très poussés. Une adaptation du régime alimentaire couplée à du repos peut dès lors se révéler salvatrice.

«Je ne demanderais pas mieux que ce soit le cas, mais j'avoue que je n'en suis pas persuadé. Justine a toujours été bien suivie à ce niveau et je me rappelle qu'en 1998, une prise de sang avait déjà révélé des signes de mononucléose. Il faudra attendre les résultats des examens. Pour l'instant, elle est au repos complet.»

Le retour à la compétition de l'Ardennaise est normalement prévu la semaine du 3 au 9 mai à l'occasion du tournoi sur terre battue de Berlin, dont elle est tenante du titre. D'après Pierre-Yves Hardenne, cela dit, il y a peu de chance qu'elle y participe. Le mari de la championne glisse même qu'il se montre inquiet quant à sa présence à Roland-Garros, fin du mois prochain.

«Je ne la vois pas défendre son titre à Berlin. Je pense que ce sera beaucoup trop juste. Et j'avoue que nous craignons pour Roland-Garros. Si c'est une mononucléose, nous pourrons sans doute faire une croix dessus. Pour l'instant, nous ne pouvons rien faire, si ce n'est attendre...»

Serge Fayat

© Les Sports 2004


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14/04/2004

Justine forfait à Charleston


La Belge Justine Henin-Hardenne, numéro un mondial et tête de série N.1, a déclaré forfait pour le tournoi sur terre battue de Charleston en Caroline du Sud qui a commencé ce lundi, ont annoncé les organisateurs.

Battue samedi en demi-finale du tournoi d'Amelia Island par la Française Amélie Mauresmo, Henin-Hardenne, tenante du titre, souffre de problèmes d'hypoglycémie et doit se rendre en Belgique pour effectuer des tests.
Elle avait fait le déplacement à Charleston en espérant jouer mais la persistance des symptômes, apparus il y a deux semaines, l'ont conduit à renoncer. "Cela fait deux semaines que je ne me sens pas bien, cela suffit. Je rentre à la maison pour essayer de résoudre ça", a déclaré la jeune Belge.

 
source:www.dhnet.be
 

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11/04/2004

Deuxième défaite de la saison pour Justine...


La joueuse ardennaise a été battue en demi par Amélie Mauresmo à... Amelia Island

AMELIA ISLAND Les retrouvailles entre Justine Henin-Hardenne et Serena Williams sont reportées sine die. La nouvelle est intervenue dans la nuit de vendredi à samedi, après l'élimination surprise de l'Américaine en quarts de finale, des oeuvres de la Russe Nadia Petrova (6-2, 6-3). La cadette des soeurs a avoué après la rencontre avoir ressenti, au cours de la partie, des douleurs au genou gauche qui avait été opéré au mois d'août et qui lui a causé tant de soucis ces derniers mois. Il s'agissait du premier succès de Nadia Petrova sur l'ancien n°1 mondial.

«Je ne suis pas du genre à chercher des excuses à une défaite, expliqua l'Américaine. Il faut simplement reconnaître que Nadia a fait un excellent match. Elle a très bien servi et délivré quelques coups incroyables. Je suis déjà très impatiente à l'idée de croiser à nouveau sa route parce que j'en sais un peu plus sur son jeu à présent.»

Deux mois d'arrêt

Justine Henin-Hardenne, elle, avait atteint le stade des demi-finales en éliminant facilement Vera Zvonareva dès vendredi. Mais les difficultés allaient crescendo pour elle qui, en demi-finales, devait se débarrasser d'Amélie Mauresmo pour se hisser au stade suprême. Ecartée des terrains pendant deux mois à la suite d'une blessure au dos contractée lors des Internationaux d'Australie, la Française, 24 ans, effectue son retour à l'occasion de ce tournoi et ne se présentait pas en victime consentante d'autant qu'elle semble avoir retrouvé tous ses moyens physiques et tennistiques.

La première manche se révéla d'ailleurs très disputée et c'est le n°1 mondial qui l'enleva (4-7) en une heure et trois minutes. Mauresmo ne se découragea cependant pas et remporta le deuxième set 7-5, avant de conclure 6-3 dans le dernier set au bout de deux heures et quarante-cinq minutes de jeu. Pour Justine Henin-Hardenne, auteur de 52 fautes directes hier, il s'agit d'une deuxième défaite cette saison après celle encourue en demi-finale du tournoi de Doha face à la Russe Svetlana Kuznetsova.

La finale du tournoi opposera Amélie Mauresmo à Lindsay Davenport, qui a éliminé hier Nadia Petrova sur le score de 3-6, 6-4, 6-1 en une heure et 44 minutes.

L. M.

© Les Sports 2004

source: www.dhnet.be

 


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09/04/2004

Justine s'est fait peur...

Notre numéro un mondial s'est retrouvé à deux points de l'élimination face à Conchita Martinez

AMELIA ISLAND Déjà mise en difficulté, au premier tour, par la Russe Dinara Safina, Justine Henin-Hardenne a encore souffert, hier soir, au deuxième tour du tournoi d'Amelia Island, face à l'Espagnole Conchita Martinez. C'est finalement en trois sets et après plus de deux heures d'un match très disputé que la championne belge s'est imposée (2-6, 7-5,.6-3).

Nettement dominée dans le premier set (55% de premières balles, 2 double-fautes et seulement 15 points gagnés), la première joueuse mondiale passa tout près de l'élimination dans le deuxième.

Toujours aussi irrégulière au service et dans l'échange, elle se retrouva menée 5-4. Mais à 30-30, à deux petits points de la défaite, elle serra le jeu et parvint à rétablir l'égalité puis à s'adjuger la manche 7-5.

Dans le dernier set, Henin domina logiquement la situation face à une adversaire éprouvée et finit par se qualifier dans la douleur pour les quarts de finale.

On se souvient qu'après sa magnifique victoire à Indian Wells, Justine Henin s'était retirée à Saddlebrook, en Floride, pour savourer quelques jours de repos et peaufiner sa condition physique en compagnie de Pat Etcheberry.

A l'évidence, la Rochefortoise éprouve quelques difficultés à retrouver le bon rythme de la compétition après cette interruption et à se réadapter à la terre battue.

Cela n'a rien de vraiment étonnant même si on la pensait clairement capable de dominer plus facilement Conchita Martinez, l'une des joueuses les plus âgées du circuit (32 ans le 16 avril prochain) qu'elle avait nettement battue cette année à Sydney et à Dubai.

source: www.dhnet.be

 


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06/04/2004

Justine Henin à l'assaut d'une tour

PAOLO LEONARDI

Du haut de son 1,67 m, Justine Henin est une fille imposante. Le classement mondial où elle occupe la première place depuis novembre dernier parle de lui-même. Mais quand la Namuroise se met à mesurer 44 mètres sur 29 (pour un espace de 1.400 mètres carrés) comme c'est le cas depuis près d'un mois sur la tour Madou à Bruxelles (pour son sponsor principal Adidas), on a l'impression qu'elle entre carrément dans notre quotidien.

Pour l'heure, il s'agit également de la seule manière de voir Henin en Belgique. A l'étranger depuis la mi-février, elle a disputé les tournois de Dubaï et de Doha avant d'enchaîner avec deux semaines dans le désert d'Indian Wells avec le succès que l'on sait.

De là, elle a mis le cap sur Saddlebrook, en Floride, où elle vient d'achever sa préparation à la saison sur terre battue qui la verra se produire cette semaine à Amelia Island (Floride) (NDLR : bye au premier tour, elle affrontera ensuite la gagnante du match entre la Thaïlandaise Tanasugarn et la Russe Safina), et la semaine prochaine à Charleston (Caroline du Sud).

L'occasion sera belle, on l'espère, de voir œuvrer la meilleure joueuse actuelle face à celle dont on est resté sans nouvelle depuis huit mois : Serena Williams. Inscrite à Amelia où elle risque tout de même de connaître certains problèmes d'adaptation à l'ocre, l'ex-nº 1 du tennis féminin sait qu'elle ne pourra plus repousser indéfiniment l'explication que tout le monde attend.

Dans la coulisse, ces sauts de puce à l'étranger n'empêchent pas l'entourage de Henin de préparer activement l'avenir en matière de contrats publicitaires.

Au début de cette année, au retour de l'Open d'Australie, on avait pu voir une publicité où Justine vantait les mérites de lentilles de contact mensuelles. Ce contrat porte sur une année et « couvre » la Belgique, la France, l'Angleterre et l'Allemagne.

D'autres dossiers sont sur le feu, à charge pour Pierre-Yves Hardenne, le mari de la championne, et Octagon, sa société de management, de les examiner avec attention.

Parmi les plus brûlants, ceux avec les deux parraineurs belges, Siemens (fin en mars 2005) et Belgacom (décembre 2004). Le sponsoring avec l'Association francophone de tennis (AFT) est lui aussi à l'étude, ainsi que de multiples propositions qui n'arrêtent plus d'affluer. Elles sont, en effet, très nombreuses, expose à ce sujet Pierre-Yves Hardenne. Mais toutes ne sont pas examinées dans le détail.

Faute de temps et aussi d'intérêt, sans aucun doute. Reste qu'à l'heure où l'avance de la joueuse au classement mondial n'a cessé de se creuser sur ses poursuivantes directes, il arrive parfois à son tendre époux d'être surpris par certaines campagnes internationales. Quand nous sommes arrivés à Sydney, un tournoi sponsorisé par Adidas, nous avions été surpris de voir des photos de... Lleyton Hewitt, Mark Philippoussis et Kim Clijsters sur les voitures officielles !, poursuit notre interlocuteur. L'erreur fut corrigée en cours de compétition mais la semaine suivante à l'Open d'Australie, qui avait décidé de s'appuyer sur des dessins des stars style bande dessinée pour faire sa promotion, là aussi j'ai été interloqué par le fait que les deux joueuses mises en avant s'appelaient Serena Williams (qui ne s'est finalement pas alignée) et Clijsters (en raison de sa grande popularité aux antipodes), et non Justine qui était pourtant déjà nº 1 mondiale. J'ai lu aussi quelque part qu'en matière de publicité, Justine ne serait jamais une Steffi Graf ou précisément une Clijsters. Franchement, je suis étonné même si je reconnais que lorsque nous avons signé avec Adidas, nous nous sommes rendus compte que nous venions d'un petit pays comme la Belgique et non des Etats-Unis.

Et l'homme de répéter ce qu'il a déjà dit par le passé : Dans le domaine publicitaire, on se débrouille plutôt bien...

Du côté de Wépion, on se débrouille tellement bien qu'on n'écarte plus la possibilité aujourd'hui de s'écarter un tant soit peu de l'ancrage belge (représenté jusqu'ici par Siemens et Belgacom) si les discussions en cours ne débouchent pas sur des accords jugés convenables par les parties concernées. Un gros contrat international permettrait de véhiculer l'image de Justine hors de la Belgique. De plus, les sommes d'argent consacrées seraient telles qu'il y aurait un meilleur investissement sur le développement du produit, intervient encore Pierre-Yves Hardenne, lequel ajoute qu'il accueillerait favorablement une offre du secteur bancaire.

Tout cela dans l'attente du « choc » tant attendu, à Amelia Island ou ailleurs. Car Justine Henin le sait mieux que quiconque : son image, et l'intérêt financier qu'elle peut en retirer, passe avant tout par des résultats.•


Le Sport en ligne

13:12 Écrit par Nathalie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Justine contre Dinara Safina la nuit prochaine

L'adversaire de Justine est désormais connue! Il s'agira de la Russe Dinara Safina, 32ème joueuse mondiale. Pour se qualifier, elle a éliminé Tamarine Tanasugarn (WTA 54) en deux sets 6-1 6-3.

Du haut de son mètre 82, la petite soeur de Marat Safin peut souvent compter sur un bon service. Lors de son match précédent, elle a servi près de 70% de premières balles, 6 aces et une seule double faute.

Ce soir, Justine et Dinara se disputeront une place pour le troisième tour. Il s'agira de la deuxième rencontre entre les deux joueuses. Il y a quelques mois, à l'US Open, la Belge s'était imposée 6-0 6-3 au terme d'une très belle prestation.
"Elle est la meilleure joueuse du monde, je devrai juste me battre sur chaque point" a déclaré Dinara en prévision de son match face à Justine.

Suivez Justine en direct
Le match aura lieu à 19h15 à Amelia Island, soit à 1h15 du matin en Belgique.
 
source: www.henin-hardenne.be
 

13:11 Écrit par Nathalie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/04/2004

Justine reprend le collier à Amelia Island


Plus que quelques jours, et la saison sur terre battue aura commencé! Justine, qui s'entraîne depuis deux semaines à Saddlebrook, disputera dès ce lundi 5 avril le tournoi d'Amélia Island (USA, Floride, Tier II). L'année passée, elle s'était inclinée en demi-finale face à Elena Dementieva.

Pour ce tournoi américain sur terre battue verte, Justine est tête de série numéro 1, devant Serena Williams.
Tout comme les 8 premières têtes de série, Justine dispose d'un bye au premier tour. Elle affrontera au second tour la gagnante du match
Tanasugarn-Safina. Dans la même moitié de tableau que Justine, on retrouve Vera Zvonareva (possible quart de finaliste face à Justine), ainsi qu'Amélie Mauresmo et Elena Dementieva (toutes deux possibles demi-finalistes face à Justine).
Dans l'autre partie de tableau, outre Serena, Davenport, Petrova et Sugiyama sont présentes.


Justine, qui arborera une tenue noire et blanche, disputera son premier match mardi ou mercredi. Le décalage horaire entre la Floride et Bruxelles sera de 6 heures.


Serena a repris la compétition
Serena Williams, actuelle numéro 6 mondiale, bénéficie d'un statut spécial en raison de son absence prolongée suite à une blessure. Depuis Wimbledon, l'Américaine n'avait plus disputé le moindre tournoi. Elle a repris la compétition lors du tournoi de Miami, il y a une dizaine de jours, tournoi qu'elle vient d'ailleurs de remporter pour la troisième année consécutive.

Voilà qui devrait motiver Justine...
 
source: www.henin-hardenne.be
 

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23/03/2004

Justine sous toutes les coutures

J'adooore cette rage de vaincre!

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Justine sous toutes les coutures

Grâce à Justine, notre drapeau est encore plus beau!

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Justine sous toutes les coutures

Ca fait toujours du bien de se rappeler de bons souvenirs... Vivement Roland Garros!

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Justine sous toutes les coutures

Certainement un beau sourire destiné à Pierre-Yves et Carlos

13:05 Écrit par Nathalie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Justine sous toutes les coutures

Ju à Roland Garros, où elle a gagné son premier Grand Chelem!

13:04 Écrit par Nathalie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Justine sous toutes les coutures

La joie après un point gagné!

13:03 Écrit par Nathalie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

"Plus rien ne m'est impossible!"

Elle est plus numéro un que jamais après sa victoire à Indian Wells

INDIAN WELLS Justine Henin (WTA 1) peut prendre le chemin de son camp d'entraînement de Saddlebrook avec le sentiment du devoir accompli. Dimanche, l'Ardennaise a inscrit pour la première fois son nom au palmarès du prestigieux tournoi d'Indian Wells. En finale, elle a battu Lindsay Davenport (WTA 4) 6-1, 6-4 pour s'adjuger son quatrième titre de la saison et le dix- huitième de sa jeune carrière, laissant virtuellement un désert derrière elle au faîte de la hiérarchie mondiale. Entretien.

Justine, qu'est-ce que cela représente d'avoir remporté un tournoi comme celui d'Indian Wells?

«Beaucoup de choses. (Sourire.) Je n'avais jamais bien joué ici et j'étais très enthousiaste à l'idée de voir ce que cela allait donner cette année-ci. J'ai beaucoup changé. Je suis devenue une meilleure joueuse, une meil- leure personne également. Par le passé, je me mettais énormément de pression lorsque j'arrivais dans un tournoi qui ne m'avait pas réussi. Ici, j'ai pris les événements match par match sans tirer trop de plans sur la comète. Je suis très heureuse. Après mes victoires en Grands Chelems, celle-ci est l'une des plus belles...»

En outre, vous y avez mis la manière. Dans cette finale, vous avez donné l'impression de pouvoir faire ce que vous vouliez...

«J'ai fait tout ce je devais faire. J'ai été agressive à bon escient, je suis parvenue à bien la faire se déplacer, ce qu'elle n'aime pas du tout. En réalité, je me sentais très à l'aise sur le court. J'étais en confiance. Et puis, mon service m'a aidée lors des points importants, comme à 3-3 dans le deuxième set. Il y a eu de tout dans ce match, de bons échanges, de bons services, de bons lobs. Ce fut une belle finale...»

Vous n'avez pas perdu le moindre set de tout le tournoi. Considérez- vous avoir eu de l'opposition?

«Bien entendu. C'est la même chose à chaque match. Je trouve, de l'autre côté du filet, une joueuse désireuse de me battre. La compétition est présente chaque jour. J'ai souffert en quart de finale (NdlR: contre Svetlana Kuznetsova). Et j'ai également rencontré des difficultés dans cette finale. Je vous l'assure, ce n'est pas évident. Les résultats ne reflètent pas toujours la réalité.»

Vous venez de remporter votre quatrième titre de l'année en cinq tournois. Vous dominez le circuit de la tête et des épaules. Quelle satisfaction cela vous procure-t-il?

«Elle est énorme. Il y a deux ou trois ans, je n'imaginais pas que je pourrais atteindre le niveau des joueuses plus grandes et plus puissantes que moi. J'étais une bonne joueuse du Top 10. Il me fallait quelque chose de plus pour faire partie des toutes meil- leures et espérer un jour devenir numéro un. Avec l'aide de Carlos (NdlR: Rodriguez, son coach) et de Pat (NdlR: Etcheberry, son préparateur physique), j'ai changé d'attitude. J'ai commencé à prendre confiance en moi, tant au niveau mental que sur le plan physique. Je suis devenue une vraie battante. Je sais, au- jourd'hui, que plus rien ne m'est impossible...»

«J'ai beaucoup de chance de gagner des tournois et d'être en bonne santé»

Prenez-vous toujours autant de plaisir à gagner qu'il y a six mois. Tout cela ne devient-il pas quelque peu monotone?

«Oh non! Je réalise que j'ai beaucoup de chance de pouvoir assouvir ma passion, de gagner des tournois et d'être en bonne santé. C'est très important. Je reconnais qu'il n'est pas toujours évident de se motiver vu qu'il n'y a personne devant, mais je sais que derrière, nombre de joueuses aimeraient être à ma place. Elles veulent me battre. J'ai vraiment envie de savourer ces moments, car il m'arrive parfois d'avoir peur à l'idée de me dire que ma carrière ne sera pas éternelle et que tout ceci sera terminé dans quelques années.»

Vous avez choisi de ne pas disputer le tournoi de Miami pour vous préparer pour la saison de terre battue à Saddlebrook. Qu'allez-vous y faire exactement?

«Je vais travailler dur... (Sourire.) La préparation pour la terre battue est très différente. J'en profiterai, certes, aussi pour me reposer quelque peu. Pour rester au sommet, il est important de parvenir à bien gérer son calendrier. Ma devise est de ne jamais disputer plus de deux ou trois tournois d'affilée. C'est grâce à cette fraîcheur que j'ai gagné tant de matches sur le circuit ces derniers mois. Pierre- Yves, mon mari, vient me rejoindre, de même que la famille de Carlos. Ce sera sympa. J'adore aller me ressourcer à Saddlebrook. C'est un endroit merveilleux. De toute manière, avec Pat, les journées seront bien remplies. Je suis certaine que chaque soir, je serai à 21h30 dans mon lit...»

Serena Williams effectue son grand retour sur le circuit en Floride. Suivrez-vous son évolution?

«Je jetterai certainement un coup d'oeil. Il sera intéressant de la voir à l'oeuvre. Je suis persuadée qu'elle reviendra très forte. Je ne regrette pas de ne pas être là. Je me réjouis de fouler à nouveau la terre battue. Et puis, je sais qu'à Saddlebrook, je ne perdrai pas mon temps...»

Serge Fayat

© Les Sports 2004

source: www.dhnet.be

 


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22/03/2004

4e titre de l'année

Bons baisers d'Indian Welles

13:24 Écrit par Nathalie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Justine remporte Indian Wells

Justine Henin-Hardenne a remporté le tournoi WTA de tennis féminin d'Indian Wells. En finale, la numéro un mondiale, a dominé l'Américaine Lindsay Davenport, 4e mondiale, en deux manches et 1 heure 22 minutes: 6-1 et 6-4.

Justine Henin-Hardenne, qui accentue encore sa domination sur le tennis féminin, a décroché, sous le soleil californien, le 18e titre de sa carrière, le 4e de sa saison entâché d'une seule défaite en demi-finale du tournoi de Doha (Qatar) il y a deux semaines. De son côté Lindsay Davenport a concédé son second revers de la saison, à nouveau face à la numéro un mondiale belge qui l'avait éliminé en quart de finale de l'Open d'Australie, en janvier, 7-5 et 6-3.

Le match commençait sous les meilleurs auspices pour la n°1 mondiale qui prenait le service de Davenport dès le 1er jeu du 1er set. Cette première manche, la Belge la négociait d'ailleurs sans trop de difficultés pour l'emporter 6-1. Au 2e set, l'Américaine se ressaisissait et c'est elle qui creusait l'écart d'entrée en prenant le service d'Henin-Hardenne au 2e jeu. Sans être à son meilleur niveau, la Liégeoise refaisait néanmoins son retard en reprenant le service de la Californienne dans le 5e jeu. Menée 5-4, Davenport se défendait bec et ongles dans le 10e jeu de ce 2e set mais le talent et les nerfs de la championne belge faisait la différence avec notamment des lobs et des amorties qui maintenaient l'Américaine sous pression sur son service. Après avoir sauvé 4 balles de match, Lindsay Davenport finissait par rendre les armes face à une Justine Henin-Hardenne qui en est à présent à 22 victoires sur 23 matchs disputés en 2004 et qui n'a pas perdu un seul set dans ce tournoi d'Indian Wells.

Belga
 



Le Sport en ligne










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21/03/2004

Justine donne la leçon!

Elle jouera sa finale face à Davenport aujourd'hui à 21h.
 

Elle jouera à Indian Wells sa quatrième finale de l'année

INDIAN WELLS Deux petits sets, cinquante-six minutes. Bref, il n'y a pas eu photo. Justine Henin (WTA 1) n'a laissé aucune chance, vendredi soir, en Californie, à Anastasia Myskina (WTA 5) pour se qualifier pour la première fois de sa carrière pour la finale du tournoi d'Indian Wells. Bien en jambes, précise dans ses frappes et agressive à souhait, l'Ardennaise a infligé une petite correction à la chef de file du tennis russe, s'imposant sur le score sans appel de 6-1, 6-1.

«Franchement, je n'aurais jamais imaginé que les choses se passeraient si facilement, expliqua-t-elle, le sourire aux lèvres. S'imposer 6-1, 6-1 contre Myskina est plutôt inhabituel. Elle a commis beaucoup de fautes. Probablement était-elle un petit peu fatiguée par ses matches précédents. Pour ma part, je me suis montrée très régulière. Ma victoire contre Kuznetsova m'avait procuré beaucoup de confiance. J'ai été solide du premier au dernier point...»

«Je suis une perfectionniste»

Justine Henin n'avait, jusqu'à présent, jamais très bien joué dans le désert californien. Cette année, cela dit, elle est fameusement en train de gommer cette lacune. Même si toutes les meilleures n'étaient pas présentes, la lauréate de l'Australian Open n'a pas encore perdu le moindre set. Sa victoire de vendredi constituait déjà sa vingt et unième depuis le début de l'année, seule Svetlana Kuznetsova (WTA 14) ayant réussi à la battre, il y a deux semaines, en demi-finale du tournoi de Doha.

«Je n'ai pas encore perdu un set, c'est vrai, mais il me reste encore un match à disputer. Et il s'annonce très difficile. J'ai envie de gagner ce tournoi. Je veux donner le meilleur de moi-même à chaque tournoi que je dispute. Ma motivation est de trouver mes limites et peut-être même de les dépasser. Je suis une perfectionniste. C'est sans doute la raison pour laquelle je me trouve au sommet à l'heure actuelle. Rien n'est jamais assez bien. Il y a toujours moyen de faire mieux. Il y a toujours moyen d'être meilleur. C'est la seule manière de réussir...»

L'Ardennaise n'ose d'ailleurs dire si cette demi-finale contre Anastasia Myskina tutoya la perfection. Elle estime simplement qu'elle a livré un bon match. La critique du spectacle, elle préfère la laisser à d'autres...

«Je ne sais pas si j'ai déjà disputé le match parfait, sourit-elle. Il est clair que je me suis montrée très solide ces derniers mois. De toute façon, rien n'est jamais parfait. Dans un match de tennis, il y a toujours des fautes et des points perdus. Il faut tâcher de tirer les enseignements des victoires comme des défaites, et c'est ce que j'essaye de faire.»

Entre-temps, la voilà une nouvelle fois en finale. Ce dimanche, à Indian Wells, il s'agira déjà de la vingt-huitième de sa jeune carrière et de la quatrième de sa saison, après ses triomphes à Sydney, à Melbourne et à Dubaï. Opposée à Lindsay Davenport (WTA 4), victorieuse de sa copine Nathalie Dechy (WTA 28) dans l'autre demi-finale, elle tentera de décrocher son dix-huitième titre sur le circuit.

«Ce ne sera pas évident. Elle jou- era en quelque sorte à domicile et s'est montrée très régulière cette semaine. J'ai eu l'occasion d'assister à une partie de sa demi-finale et elle a été très solide. Elle a bien servi, elle se déplaçait bien et elle frappait ses coups de fond avec beaucoup de confiance. Il me faudra livrer un match très sérieux si je veux l'emporter.»

Justine Henin partira, en tout cas, favorite contre Lindsay Davenport. Si les statistiques plaident encore en faveur de la grande Américaine, qui a remporté cinq des sept confrontations directes, c'est l'Ardennaise qui reste sur deux victoires, chaque fois glanées dans le cadre de l'Australian Open.

«Nos derniers matches ont toujours été très serrés. En Australie, cette année, elle avait commencé la partie de manière incroyable. Lorsqu'elle figure en confiance et qu'elle frappe à fond dans la balle, c'est dur. Il faut se montrer rapide et prête à renvoyer les deux ou trois premiers coups. Je vais devoir mieux servir que cette fois-ci, car j'ai frappé quelques doubles fautes, et être agressive dans mes retours. Entre-temps, je suis une nouvelle fois en finale. Et ça, c'est génial!»

Serge Fayat

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20/03/2004

"Qui n'est pas nerveux ment!"

Justine Henin se livre juste avant sa qualification pour la finale d'Indian Wells où elle affrontera Davenport.

INDIAN WELLS Justine Henin (WTA 1) s'est qualifiée pour la finale du ournoi d'Indian Wells la nuit dernière en battant Anastasia Myskina (RUS/N.4) 6-1, 6-1. En finale, elle sera opposée à Lindsay Davenport qui a battu Nathalie Dechy 6-2 7-6.

«Myskina est le genre de joueuse qui frappe sur tout. Elle n'a pas peur, analysa-t-elle. Un petit peu à l'image de toutes les joueuses russes, elle tape très fort dans la balle. Je l'ai battue la dernière fois lors du Masters de Los Angeles, mais elle m'avait battue précédemment en finale à Leipzig. Nos matches ont toujours été très serrés.»

Justine Henin, elle, avait justement montré quelques signes de fébrilité en quart de finale. Opposée à la seule adversaire qui avait réussi à la battre jusqu'à présent depuis le début de la saison, elle avait ainsi dû écarter trois balles d'égalisation à un set partout, se prenant au passage un avertissement pour coaching, avant de s'imposer.

«Le fait d'avoir perdu contre elle à Doha m'avait procuré beaucoup de motivation. J'étais avide de revanche, même si la perspective de rencontrer une joueuse que je savais forte m'avait rendue quelque peu nerveuse. J'essaye toujours de voir les choses de manière positive, ce qui n'empêche pas d'être parfois tendue. Ce n'est pas parce que l'on est numéro un que l'on n'a pas le droit d'être nerveuse. Le tout est de parvenir à bien canaliser ses émotions.»

La lauréate de l'Australian Open dévoile notamment qu'elle avait connu pas mal de difficultés à avaler son petit déjeuner le matin même du match. Elle ajoute néanmoins que tout ce stress constitue généralement pour elle un élément positif.

«Je veux être prête pour Roland-Garros»

«Je pense que le jour où je ne me sentirai plus nerveuse, il sera temps de me poser des questions sur mon avenir en tant que joueuse de tennis, sourit-elle. Cela arrive assez régulièrement à toutes les joueuses de ne pas parvenir à avaler leur petit déjeuner. Celle qui prétend qu'elle n'est pas nerveuse ment! Il faut du stress positif. Cela aide à rester concentré.»

Le tournoi d'Indian Wells terminé, Justine Henin prendra le chemin de son camp d'entraînement de Saddlebrook, où elle s'attellera, l'espace des deux prochaines semaines, à préparer la saison sur terre battue. Elle manquera donc, tout comme Kim Clijsters, le tournoi de Miami. Il s'agit d'une décision mûrement réfléchie qu'elle avait déjà prise en tout début d'année.

«J'adore jouer sur terre battue et j'estime que disputer deux très gros tournois d'affilée n'est pas l'idéal. Et puis, j'ai déjà joué énormément de matches depuis le début de la saison. Il faut faire des choix. C'est la vie. Roland-Garros constitue mon prochain grand objectif, et je veux être prête...»

Serge Fayat

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